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Réforme de l’apprentissage : un chantier d’envergure

Afin de lutter efficacement contre le chômage des jeunes, le gouvernement a décidé de réformer l’apprentissage. Simplifier le dispositif pour les entreprises, mettre en place de nouveaux circuits de financement, améliorer la qualité de l’information et renforcer les mesures incitatives à destination des futurs apprentis sont les priorités de ce grand chantier. La réforme de […]

Afin de lutter efficacement contre le chômage des jeunes, le gouvernement a décidé de réformer l’apprentissage. Simplifier le dispositif pour les entreprises, mettre en place de nouveaux circuits de financement, améliorer la qualité de l’information et renforcer les mesures incitatives à destination des futurs apprentis sont les priorités de ce grand chantier. La réforme de l’apprentissage, à l’instar de la réforme de la formation professionnelle et celle de l’assurance-chômage, constitue une priorité pour le quinquennat Macron. Pour ce faire, un travail sera entrepris dans l’objectif de changer en profondeur l’image de l’apprentissage afin d’en faire une voie d’excellence et de réussite pour les jeunes Français, comme c’est le cas dans des pays voisins tels que l’Allemagne et la Suisse.

Quel processus législatif pour cette réforme ?

Le gouvernement a ainsi levé le voile sur 20 mesures dans le cadre de cette vaste opération de séduction : financement simplifié et garanti, limite d’âge repoussée à 30 ans, droit du travail assoupli, aide au passage du permis de conduire, hausse de la rémunération des apprentis, possibilité de commencer un contrat en cours d’année, etc. Un projet de loi sera transmis au Parlement au printemps en vue d’une adoption définitive au cours de l’été 2018. L’entrée en vigueur de la réforme, elle, est prévue au 1er janvier 2019. Dans le cadre de ce projet, Roger Serre, délégué général et cofondateur du Groupe IGS, groupe pionnier dans les formations en apprentissage depuis 1980, a échangé avec le gouvernement autour des enjeux de l’apprentissage et de la formation professionnelle. Retrouvez le détail de ces réflexions…

La réforme de l’apprentissage vue par Roger Serre

Dans une interview au Monde, Roger Serre considère que la réforme de l’apprentissage « est fondée sur de bonnes intentions, dès lors qu’elle vise d’abord à servir les jeunes, les salariés et les demandeurs d’emploi en améliorant leur orientation, en les responsabilisant dans leur choix et en sécurisant leur parcours professionnel et leur engagement personnel. » Néanmoins, il estime qu’il faudrait « améliorer le niveau des fondamentaux des jeunes et organiser une meilleure liaison entre l’orientation et la préparation à l’apprentissage » pour augmenter le nombre d’apprentis dans les CFA.

4 500 maîtres d’apprentissage sont formés au sein du Groupe IGS

« Depuis des années, le gouvernement souhaite 100 000 jeunes de plus en apprentissage », souligne Roger Serre. Le défi, selon le délégué général du Groupe IGS, consiste à définir des programmes plus adaptés, en coopération avec les entreprises. Pour Roger Serre, la réflexion autour de l’apprentissage ne doit pas se focaliser sur « l’argent » ou « le pouvoir », car « L’apprentissage, c’est avant tout une pédagogie de transfert du beau geste. C’est d’abord l’amour des métiers ». Il déplore le fait qu’ « on ne parle jamais de la pédagogie nécessaire pour favoriser l’emploi et […] le bonheur des individus. ». Le cofondateur du Groupe IGS a rappelé à cet effet qu’au sein du Groupe, 4 500 maîtres d’apprentissage sont formés chaque année « pour assurer une liaison directe entre celui qui sait faire et les jeunes auxquels on donne l’amour d’un métier. », et d’ajouter à juste titre que « notre métier c’est aussi de faire aimer les métiers ! »

Roger Serre pour la création d’un « compte changement de vie »

En ce qui concerne la formation professionnelle, Roger Serre trouve que « le point très positif est qu’on va donner plus de souplesse dans la signature des contrats dans le cadre du compte personnel de formation (CPF) ». Et d’expliquer que « ce dernier donne droit à 150 heures de formation tous les six ans, que les syndicats ne veulent pas voir traduites en argent pour éviter que les formations les moins chères soient favorisées. »

Pour aider les salariés à se former, le délégué général s’attend à ce que des solutions de prêts à taux zéro soient développées. Il a d’ailleurs rappelé les prêts étudiants qu’il a lui-même mis au point en 1971 à l’Essec. Roger Serre imagine ainsi « une sorte de « compte changement de vie » pour que chaque salarié puisse se prendre en charge avec un abondement de l’État. »

Le Groupe IGS accompagne une nouvelle promotion vers le certificat CléA

La certification CléA s’adresse à des salariés et demandeurs d’emploi peu ou pas diplômés et ayant le souhait d’évoluer au sein de leur métier ou d’obtenir un premier diplôme.   Le certificat CléA, créé par le Comité Paritaire Interprofessionnel National pour l’Emploi et la Formation (Copanef), permet d’attester d’un niveau essentiel dans 7 compétences professionnelles : […]

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