L’Atelier des Savoirs tire le portrait de Stéphane Fouks

L’Atelier des Savoirs, organisé le 22 février dernier avec l’ICD, a reçu Stéphane Fouks, vice-président de Havas, pour une conférence-portrait. Interrogé par des étudiants de l’ICD et de l’ISCPA, il a relaté son parcours, ses choix et ses convictions.

Roger Serre, Délégué général du Groupe IGS, a présenté Stéphane Fouks en rappelant que « [son] rêve était de réaliser une « université » populaire qui accueillerait tous les publics et leur donnerait la chance d’être au contact de personnes d’influence qui portent ce désir de transformer la société ». Il a ensuite laissé place aux étudiants-interviewers Xavier Alberici (ICD), Maxime Gondoux (ISCPA), Loryne Laborieux (ICD) et Nina Margerit (ICD).

 

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Cette conférence a débuté par l’analyse du contrôle qu’opère Stéphane Fouks sur son image publique. Il a ainsi expliqué qu’il respectait une règle de trois dans ce domaine : « c’est l’offre qui crée la demande : je me définis avant que les autres ne le fassent pour moi ; rester dans la cohérence et la répétition des faits ; et, enfin, être dans la vérité, pas dans la transparence ». Puis, un étudiant l’a questionné sur sa personnalité et son parcours, ce qui lui a permis de faire quelques révélations : son héros s’avère être une héroïne, sa femme, et sa devise n’est autre que « excess is not enough » (l’excès n’est pas assez).

 

Romain Zerbib, enseignant-chercheur à l’ICD, a ensuite axé les questions sur le rapport au temps qu’entretient un stratège de la communication communication face, notamment, à la rapidité croissante du traitement de l’information par les chaînes d’information en continu qui a réduit le temps de l’analyse. Il faut, selon Stéphane Fouks, « reprendre le contrôle du temps. Le temps de l’information est devenu crucial, à la fois facilité et complexifié par les réseaux sociaux ». La véritable problématique pour un communicant, aujourd’hui, reste que « la multiplication des médias a entraîné une fragmentation des audiences » dont la gestion s’avère parfois délicate.

 

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De nombreuses autres thématiques ont été abordées par les étudiants telles que le traitement médiatique de l’affaire Kerviel, l’équilibre entre médias classiques et nouveaux médias, au sujet desquelles Stéphane Fouks a souligné « l’obligation d’opérer une véritable révolution ! Avant le digital, les médias ne faisaient que distribuer du contenu, mais on a assisté à une explosion de ce système aujourd’hui. Il faut non-seulement distribuer, mais également produire du contenu ». Il a également évoqué les changements opérés au sein d’Havas qui ont permis de « casser les cloisons qui empêchaient les gens de travailler ensemble et [de] proposer aux annonceurs des offres globales », ainsi que sa vision du management : « les combats de demain ne ressemblent jamais aux combats d’hier, il faut se nourrir des expériences passées afin de toujours se réinventer ». Enfin, il a conclu par quelques conseils pour développer et conserver un réseau professionnel de qualité : « rester loyal et choisir les personnes envers qui l’on souhaite rester loyal. »

 

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