Les alternants « en route pour la présidentielle »

Le Campus Alternance du Groupe IGS à Paris a répondu aux attentes de ses apprenants et a invité des candidats et représentants des partis en course pour l’élection présidentielle, le 7 mars dernier. Objectif de cette matinée : réunir alternants, apprentis et candidats pour débattre de sujets de fond.

La méthodologie de l’événement « En route pour les Présidentielles » était simple : un groupe porte-parole de six alternants a présenté aux invités politiques 10 propositions citoyennes suivant de grandes thématiques : éducation/formation, économie/emploi/entrepreneuriat, environnement/écologie, santé/prévention, culture & patrimoine, logement, ouverture à l’international. Ces propositions ont été choisies à la majorité parmi un panel de plus de 500 alternants.

 

François Cocq, représentant du parti France Insoumise, Frédérique Dumas, représentante du mouvement En Marche, Alexandre Jardin, candidat pour le mouvement Les Citoyens, Hella Kribi-Romdhane, représentante Parti Socialiste et Europe Ecologie – les Verts, Marine Le Pen, candidate pour le Front National, David-Xavier Weiss, représentant Les Républicains, Alexis Villepelet, représentant Debout la France, ont donc répondu présents à l’invitation du Campus Alternance.

 

Deux thématiques phares des alternants pour les présidentielles 2017

L’éducation et la formation

L’éducation et la formation sont deux sujets qui touchent directement les apprenants du Groupe IGS. Ainsi, plusieurs questions ont été soulevées par les alternants, notamment faciliter l’accès à l’alternance pour tous.

 

Selon H. Kribi-Romdhane, « en contrepartie du Pacte de responsabilités, il nous faut demander aux entreprises un engagement sur un nombre d’alternants recrutés chaque année ». Pour A.Villepelet, il s’agit de supprimer la limite de 26 ans pour les apprentis et « [d’]accorder aux entreprises qui embauchent des alternants un accès facilité aux marchés publics ».

Il est également question pour D-X. Weiss d’assouplir un contrat trop rigide. F.Cocq a, quant à lui, proposé l’idée de créer « une grande filière polytechnique qui regrouperait l’ensemble des formations en Bac pro, BTS, DUT… afin de fluidifier les parcours ». Enfin, A. Jardin insiste sur l’importance de donner tous les pouvoirs aux collectivités qui connaissent les spécificités de leur territoire.

 

La présidente de l’ANAF (Association Nationale des Apprentis de France), Sakina Ben Khalifa, a également interpellé les représentants et candidats à propos de l’action des pouvoirs publics en termes de promotion de l’apprentissage.

 

L’association a en effet développé une « démarche proactive » qui a fait ses preuves : 30% de placement en entreprise au niveau national, 60% avec cette démarche ; 21% de rupture nette de contrat nationalement, seulement 6% avec la démarche proposée par l’ANAF. Pour autant, aucune action n’a été menée en ce sens.

 

Pour redonner ses lettres de noblesse à l’apprentissage chaque parti détenait donc sa solution : intégrer la pédagogie de l’apprentissage au sein de l’enseignement professionnel (H. Kribi-Romdhane), décloisonner les mondes de l’enseignement et de l’entreprise (D-X. Weiss), reconstituer un dispositif global d’enseignement (F. Cocq), ou encore, donner le pouvoir d’agir à l’ANAF avec un contrat d’intérêt général (A. Jardin).

L’économie, l’emploi et l’entrepreneuriat

Au sein de cette thématique dense, de nombreux sujets ont été abordés, notamment, le maintien des 35 heures et les discriminations à l’emploi.

Sur ce premier sujet, D-X. Weiss s’est exprimé en faveur du maintien des 35 heures avec de potentiels aménagements. F. Dumas s’est également montrée favorable aux 35 heures avec des négociations possibles par branche. Ce à quoi, F. Cocq a répliqué « soit on applique les 35 heures soit on ne les applique pas ! » en affirmant le souhait de France insoumise de revenir aux 35 heures strictes. H. Kribi-Romdhane a, quant à elle, exprimé la nécessité de sauvegarder les 35 heures et de mettre en place, en parallèle, un revenu universel d’existence afin de « permettre à chacun d’obtenir un minimum pour vivre et d’établir un nouveau rapport avec son employeur ». Enfin, selon A. Jardin, il s’agit de lancer un grenelle pour l’emploi et le travail dans l’objectif d’établir les tendances du marché et de lancer de grands investissements car « sans croissance, il est illusoire de penser à réduire le chômage. »

 

Le sujet des discriminations à l’emploi a, quant à lui, également enflammé le débat, en particulier la proposition du candidat Benoît Hamon de créer une administration dédiée à la lutte contre les discriminations qui aura tous les moyens nécessaires pour enquêter et verbaliser. A. Villepelet a, lui, évoqué un bonus/malus fiscal à destination des entreprises et a souligné l’importance des actions en faveur de l’insertion des personnes en situation de handicap, « sujet presque absent des débats de l’élection présidentielle ». D-X. Weiss a rebondi sur le sujet du handicap en affirmant la volonté de François Fillon d’instaurer des lois en faveur de l’accompagnement et de la formation des personnes en situation de handicap. Enfin, selon la représentante d’Emmanuel Macron, « il faut multiplier les contrôles et s’appuyer davantage sur le défenseur des droits pour faire de la discrimination une cause nationale. »

De nombreuses autres thématiques

L’audience présente en nombre a ainsi obtenu un aperçu global des programmes de chacun des candidats à la présidentielle. D’autres thèmes ont été abordés : un système d’ERASMUS accessible à tous, le problème de l’accès aux transports et au logement, l’accès à la culture, le télétravail, l’instauration de distributeurs de fruits pour les étudiants… Marine Le Pen, ayant dû partir avant l’abord des deux thèmes forts de cet événement, s’est notamment exprimée sur les thématiques : « culture », « environnement », « santé et prévention ». Elle a particulièrement insisté sur des mesures comme l’investissement pour la rénovation du patrimoine français, le développement de la recherche dans l’usage de l’hydrogène pour remplacer le diesel ou encore la reconstruction d’une santé scolaire.

Une expérience hors du commun

Cet événement a constitué une expérience hors du commun pour les alternants et apprentis, Cynthia Agbo,

Yeelena Eudier, Alexis Ménage, Hamet Sall et Erwan Viot, qui sont venus présenter les propositions de l’ensemble du campus aux invités politiques.
Comme en témoigne, Cynthia Agbo, apprentie au CFA IGS : « deux choses m’ont marquée : d’une part, notre implication et le soutien des collaborateurs du Groupe IGS et, d’autre part, le succès de l’événement ! On entend souvent que les jeunes ne s’intéressent pas à la politique, je pense qu’à cette occasion nous avons prouvé le contraire. Nous sommes des citoyens à part entière, notre voix compte et nous entendons le montrer. »

 

En savoir plus sur les 10 propositions des alternants

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