L'amphithéâtre est plein à l'occasion de la Matinale FC sur les universités d'entreprise

Matinale FC : corporate university

Dans un monde qui se complexifie, les universités d’entreprise ont indéniablement le vent en poupe. Aujourd’hui, elles évoluent vers de nouvelles missions : accompagner les grandes mutations.

Qu’elles soient appelées académies, instituts ou campus, les universités d’entreprise (UE) connaissent une révolution. Adieu l’offre pléthorique de programmes, place aux formations pointues et innovantes que l’on peut noter façon TripAdvisor. Nouveaux défis, nouveaux outils. Le digital occupe une place croissante (e-learning, médiathèques) et l’on repense en profondeur les manières de travailler ou d’apprendre, dans une recherche d’agilité permanente.

Au plus près de la réalité du terrain, les programmes sont désormais dispensés par des experts, issus des métiers. Objectif : « Apprendre plus efficacement et développer les compétences distinctives qui portent des avantages concurrentiels », déclare Michel Haristoy, du Groupe IGS Formation Continue.

Un rôle de transformation

Plus qu’un simple centre de formation, l’université d’entreprise répond à divers enjeux. Tout d’abord, « forger une culture commune pour mieux manager les hommes, les projets et les clients », rappelle Jean-Marie Lambert, Executive VP Human Resources chez Veolia Environnement. L’autre ambition consiste également à accompagner la politique RH. Ainsi, l’Académie Veolia a permis de féminiser les cadres et de faire émerger des managers locaux pour répondre à la volonté du groupe d’internationaliser ses équipes.

L’université d’entreprise professionnalise les collaborateurs en développant leurs compétences (expertises métiers, softs skills, leadership…) et en préparant les managers de demain. « Chez Schneider Electric, l’académie soutient la transformation de l’activité dans tous ses pans : de la nécessaire transition digitale au maintien du niveau d’expertise critique des collaborateurs qui permet au groupe de rester compétitif « , souligne Marie Vezy, Global HR Business Partner.

La corporate university, lieu d’innovation

Penser différemment et s’ouvrir sont les maîtres mots des UE. Airbus noue par exemple des partenariats avec des start-ups ou l’université de la Silicon Valley afin d’apprendre comment mieux gérer l’innovation. « Nous utilisons des méthodes agiles (Design Thinking, Scrum…) pour concevoir nos prototypes et nous les testons systématiquement auprès des clients jusqu’au développement », explique Lenneke Alves-Bakker, Directrice des opérations de la Leadership Academy chez Airbus.

Autre rôle décisif de l’UE : elle permet d’intégrer de nouveaux métiers stratégiques dans l’entreprise. Ainsi, Veolia Environnement s’est positionnée sur le marché des Smart Cities (villes intelligentes qui sont de véritables laboratoires connectés). L’UE devient une véritable cellule de veille qui aide à adapter l’offre à l’évolution des besoins.

Un ROI difficile à mesurer

Si des budgets conséquents sont alloués aux universités d’entreprise, comment mesurer leur efficacité ? Analyses 360° pré (et post)-formation, enquêtes d’engagement (Veolia), évaluation des résultats de ventes des commerciaux (Schneider), etc. La mesure est nécessaire mais délicate car il faut aussi du temps pour ancrer un enseignement dans les habitudes et pratiques. La formation professionnelle continue s’avère néanmoins une nécessité. Sinon comment décrypter son environnement, développer son employabilité ou se réinventer pour rester compétitif ?

 

Retour sur la Matinale FC : outplacement, une efficacité avérée

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