L'enquête 2019 de l'Observatoire des trajectoires professionnelles

Chaque année, l’Observatoire des Trajectoires Professionnelles apporte un éclairage scientifique sur les évolutions professionnelles des français sur une période d’un an. Cette grande enquête, attendue par les institutionnels, les professionnels de la formation et le grand public a été dévoilée par le Groupe IGS et ses partenaires mardi 11 juin 2019, aux côtés de représentants du Ministère du Travail.
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Les actifs face à la transformation des métiers et des compétences

La quatrième édition de l'observatoire des trajectoires professionnelles revient sur la perception des actifs face à l'évolution des compétences et les bouleversements que créent les nouvelles technologies dans leur activités professionnelles.

2018 : le pic des transitions professionnelles

Sans surprise, l’année 2018 a été marquée par de très nombreuses transitions professionnelles, supportées par l’activité économique et une reprise notable du marché de l’emploi. En effet, selon l’INSEE, 2018 est l’année avec le taux d’activité le plus élevé en France depuis 1975. Aussi, c’est bien 1 actif sur 3 qui a changé de trajectoire professionnelle ou s’est réorienté. Ces transitions touchent notamment les populations jeunes : 80% des 15-26 ans interrogés ont vécu une transition professionnelle en 2018.

20% des actifs estiment que leur activité va être profondément impactée par les évolutions technologiques

Le rapport du conseil d’orientation pour l’emploi, indiquait en 2017 que 50 % des emplois actuels seraient largement transformés par les évolutions technologiques dans les 10 ans à venir.

Cependant, seuls 20 % des actifs estiment que les nouvelles technologies vont impacter profondément leur activité professionnelle. Ceux qui déclarent être les plus conscients quant à ces évolutions sont pour la majorité des personnes ayant déjà vu leur emploi et leurs tâches quotidiennes être modifiés par les récentes avancées technologiques.

Ce faible niveau de conscience interroge. Alors que les cadres et les jeunes sont les plus attentifs à ces évolutions, les employés les moins qualifiés déclarent être les moins préoccupés par l’obsolescence des compétences du fait des évolutions techniques. Ce sont pourtant ces catégories socio-professionnelles qui seront le plus rapidement et le plus profondément touchées par la transformation des métiers en lien avec les nouvelles technologies.

Les dispositifs de formation professionnelle encore méconnus

Les dispositifs de formation professionnelle sont essentiellement perçus comme le moyen de développer ses compétences dans un métier déjà exercé plutôt que de se réorienter ou de se former à une nouvelle profession. Ainsi, la majorité des interrogés (73 %) estiment en premier lieu que la formation leur permet de développer de nouvelles compétences plutôt que de se préparer à un nouveau métier (17 %).

Enfin, si de plus en plus d’actifs ouvrent leur CPF en ligne (31 % contre 20 % l’année dernière), seuls 7 % d’entre eux auraient eu recours à une formation dans le cadre du CPF depuis le début de son fonctionnement.

Des chiffres qui démontrent le manque de connaissance des dispositifs de formation et surtout qui confirme la nécessité d’un accompagnement adéquat pour orienter les actifs vers des formations qui répondent à leurs besoins et permettant de ne pas subir l’obsolescence accélérée des compétences.

 

Retrouvez les résultats complets de l’enquête en la téléchargeant gratuitement ici !
 

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