L’essor de l’entrepreneuriat en France

La France serait-elle en passe de devenir un pays d’entrepreneurs ? Ça en a tout l’air : selon OpinionWay, pour l’UAE, 28 % des Français envisagent de créer ou reprendre une entreprise. Un chiffre en hausse constante qui démontre un net changement dans le schéma salarial traditionnel. Le Groupe IGS dresse le bilan de la situation entrepreneuriale en France dans cet article.

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Le bilan de la situation entrepreneuriale en France

L’INSEE a publié en 2019 une étude complète et détaillée sur l’entrepreneuriat en France. Ces données sont des indicateurs tangibles qui démontrent un nouvel élan dans l’approche du travail dans l’Hexagone : les créations d’entreprises ont en effet augmenté de 17,9 % en 2019, portant à 815 257 le nombre de sociétés créées (contre 691 283 en 2018). Un record ! Le Groupe IGS vous donne les détails de cette étude sur l’entrepreneuriat en France.

Les statuts des entreprises créées

Il existe aujourd’hui différents statuts pour créer une entreprise. En 2019, ont ainsi été créées :

  • 386 326 micro-entreprises (+ 25,3% sur un an), représentant 45 % des créations ;
  • 210 505 entreprises individuelles classiques (+ 15,7%), représentant 26 % des créations ;
  • 218 426 sociétés (+ 8,6 %), c’est-à-dire SARL, SAS, SASU, EURL, représentant 28 % des créations.

Les secteurs de création

Les créations d’entreprises ont concerné les secteurs de :

  • L’industrie (+ 33,5 % par rapport à 2018) ;
  • Les services aux ménages (+ 28,4 %) ;
  • Les activités immobilières (+ 20,8 %),
  • L'information et la communication (+ 18,7 %) ;
  • La construction (+ 17,8 %).

Les zones géographiques

La création d’entreprises a été particulièrement active au sein de 4 régions françaises, à savoir :

  • L’Île-de-France, avec environ 600 000 entreprises ;
  • Rhône-Alpes, avec près de 290 000 entreprises ;
  • PACA, avec environ 280 000 entreprises ;
  • L’Aquitaine, avec près de 148 000 entreprises.

Quid de l’accompagnement à la création d’entreprise ?

Concernant l’accompagnement, les entrepreneurs français ont déclaré à 40 % avoir été accompagnés, notamment :

  • 51 % par des organismes publics ;
  • 29 % par des réseaux ou associations ;
  • 17 % par des proches ;
  • 15 % par des investisseurs ;
  • 12 % par des grandes entreprises ;
  • 8 % par des incubateurs privés.

Toutefois, l’étude de l’INSEE met également en lumière que 36 % des entrepreneurs non accompagnés « n’ont pas trouvé le bon interlocuteur ou ne savaient pas vers qui se tourner ». Pour 48 %, il manquerait de l’aide quant au conseil en stratégie, le financement et le développement ou encore la mise en relation.

Qui est l’entrepreneur français ?

À 71 %, les entrepreneurs sont de sexe masculin. Toutefois, cette écrasante majorité tend à diminuer petit à petit, les femmes osant de plus en plus se lancer, majoritairement dans le domaine de la santé, de la formation ou de l’action sociale.

De manière générale, les créateurs d’entreprise sont des personnes en activité, salariés, indépendants ou déjà chefs d’entreprise. Dans 53 % des cas, moins de 8 000 euros sont investis, et même moins de 2 000 euros pour les entreprises individuelles.

Le taux d’échec

Il faut savoir que 50 % des entreprises créées disparaissent avant leur sixième année d’existence (25 % à 2 ans). En effet, la probabilité de défaillance annuelle augmente de moitié au cours des premières années (entre 2 et 5 ans). Toutefois, ce taux de disparition diminue à 34 % pour les entreprises accompagnées.

Les raisons de ce boom entrepreneurial

Cette montée en puissance de l’entrepreneuriat en France s’explique par diverses raisons, à commencer par les différentes mesures fiscales et sociales mises en place en faveur de l’entrepreneuriat, comme le statut auto-entrepreneur. Ces dispositifs ont en effet pour objectif de dynamiser les initiatives de création ou de reprise d’entreprise, en facilitant nettement les démarches et rendant l’entrepreneuriat accessible à tous, et non plus seulement à une certaine catégorie socio-professionnelle.

La réforme de l’assurance chômage de 2014 a par ailleurs permis aux demandeurs d’emploi de créer leur entreprise tout en continuant à percevoir leurs indemnités (il faut savoir qu’une entreprise sur trois est aujourd’hui créée par un demandeur d’emploi). Les primes accordées dans le cadre des plans de sauvegarde de l’emploi ont également contribué à cette tendance entrepreneuriale.

La création d’entreprise est ainsi aujourd’hui perçue comme un moyen de lutter contre la crise économique et contre le chômage. De plus, de nombreux Français souhaitent aujourd’hui avoir une forme d’indépendance, afin de mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle.

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