Pourquoi devenir journaliste en 2019 ?

Le journalisme, c’est avant tout une affaire de vocation, de passion. Chaque année, des milliers de jeunes se ruent sur les écoles de journalisme, à la poursuite d’un « rêve ». Car le journalisme fait rêver, c’est une réalité.
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Le journalisme, c’est avant tout une affaire de vocation, de passion. Chaque année, des milliers de jeunes se ruent sur les écoles de journalisme, à la poursuite d’un « rêve ». Car le journalisme fait rêver, c’est une réalité. La starification de certaines figures du journalisme y est certainement pour beaucoup, mais elle n’explique pas, à elle seule, l’attrait qu’exerce le métier. Quels sont les défis du métier dans le contexte actuel, et comment l'intégrer ? C'est le dossier que vous propose le Groupe IGS cette semaine.

Un métier qui fait rêver

Le métier attire, chiffres à l’appui, car il s’agit avant tout d’une vocation : 74 % des journalistes interrogés par ComCorp affirment que, si l’occasion se représentait, ils referaient le même choix de carrière. Et en 2018, l’Observatoire des métiers de la presse dénombre 1682 nouvelles demandes de cartes de presse, réparties entre presse écrite (55,4 %), télévision (21,8 %), radio (9,9 %), agence de presse (10 %) et autres (3 %). Ce qui attire le plus les jeunes, c’est la quête de sens que les journalistes disent assouvir par l’exercice d’un métier qu’ils décrivent comme « unique ». « Avant, les jeunes voulaient être journalistes pour les paillettes, explique Jean-Marie Charon, sociologue des médias. Ils rêvaient en voyant les salaires des journalistes stars. Aujourd'hui, c'est moins le cas mais la quête d'un statut social est devenue leur moteur. C'est l'idée d'un métier où l'on sera utile, où on fera quelque chose pour la société. Ils ont l'impression que les métiers actifs et utiles sont rares.»

En plus de la recherche de sens exaltée par la fonction classique de contre-pouvoir du journalisme, la diversité des missions et des sujets traités attirent. La profession est passionnante car elle permet un accès privilégié aux événements et aux personnalités publiques. Le revers de la médaille est que c’est un métier qui peut devenir extrêmement prenant car on ne prévoit pas l’actualité, on la couvre. Il faut en outre être prêt à travailler selon des horaires peu orthodoxes : c’est le cas des journalistes des émissions matinales qui doivent se lever à 4 heures du matin, par exemple.

Histoire d’une vocation qui se numérise

Apparition du web, numérisation intensive, crise de la presse écrite traditionnelle et les restructurations qui en découlent (entre 2000 et 2015, le chiffre d’affaires de la presse payante a chuté de 10 011 à 7 166 millions d’euros, et sa diffusion annuelle est passée de 4 242 à 2 833 millions d’exemplaires)… Plusieurs facteurs ont participé à l’évolution du métier de journaliste au tournant du nouveau millénaire. Le secteur a naturellement évolué, intégrant les nouvelles technologies du web au fur et à mesure de leur apparition. En résulte l’apparition de nouvelles formes de journalisme digital qui séduisent un public de plus en plus nombreux.

Pour autant, le journalisme traditionnel n’a pas disparu, mais il est appelé à s’engager sur la voix de la digitalisation. Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux qui proposent des live feeds (comme Twitter et Facebook), le journalisme est désormais capable d’immédiateté et d’interactions instantanées avec les utilisateurs. Cela ouvre un tout nouveau champ de vocations, de métiers et de perspectives qui font que beaucoup de jeunes aspirent à devenir journalistes, le « métier de leur rêve ».

Parmi les nouvelles formes de journalisme qui ravivent l’intérêt pour le métier, citons l’exemple du « journalisme conversationnel », qui permet justement d’interagir avec les utilisateurs dans les sections commentaires de diverses plateformes. C’est le cas de la plateforme collaborative « la vie du coin », qui sélectionne les meilleures réponses de ses lecteurs pour en faire des informations utiles pour ses utilisateurs. Le « journalisme liquide » est l’autre forme qui a émergé du digital, et elle a déjà ses références comme Buzzfeed, Melty, Vice… Le principe du journalisme liquide est d’offrir du contenu qui répond aux nouveaux usages des utilisateurs. Il doit donc se conformer à des impératifs de rapidité et de mobilité, tout en proposant un savant mélange de contenu sérieux et un peu plus léger (ou viral).

Le profil type du journaliste évolue

D’emblée, certaines qualités intellectuelles et humaines sont nécessaires à la réussite du cursus de journaliste : bonne culture générale, sens de la répartie, esprit critique, capacités d’analyse, goût pour le relationnel, curiosité, soif d’apprentissage, passion pour le métier… Par ailleurs, depuis les années 1990, la profession se féminise : en 2018, 47 % des titulaires de la carte de presse sont des femmes (contre 40 % en 2000). La tendance continue parmi les nouvelles recrues où les femmes sont représentées à hauteur de 54 %.

Il n’est pas obligatoire de suivre une formation spécifique en journalisme pour prétendre au métier, mais le fait de suivre une formation spécialisée permet d’avoir plus de crédibilité sur le marché de l’emploi. En outre, un Bac général est accepté pour les cursus accessibles dès le Bac (d’autres cursus exigent un Bac + 3 au minimum).

Dans le contexte actuel, maîtriser les outils digitaux est devenu un passage obligatoire pour les aspirants journalistes. À ce propos, il est étonnant de constater que 64 % des journalistes actuels sont en manque de formation sur le numérique. Il s’agit donc d’opter pour une formation qui intègre les nouveaux aspects numériques de la profession.

Les coulisses du métier : quelques difficultés et beaucoup de passion

Dans l'imaginaire collectif des jeunes, le métier évoque l'aventure et le grand reportage, mais, comme tous les métiers, le journalisme n’est pas sans ses difficultés. Cela dit, ce qui en fait un métier exaltant est le fait qu’il s’exerce, avant tout, par passion. Pour la grande majorité des journalistes en exercice, et pour les aspirants journalistes, il s’agit avant tout d’une vocation qu’il leur est difficile d’abandonner. On s’engage dans une carrière de journaliste d’abord pour assouvir une passion, à la poursuite d’un idéal. Pour Patrick Poivre d’Arvor : « le but du journalisme n’est ni de déplaire ni de complaire. C’est de remuer la plume dans la plaie. La plume, et aujourd’hui le micro et la caméra ». À la clé, pour les plus talentueux, l’accès au panthéon des grandes figures du journalisme contemporain, et le prestige intellectuel et matériel qui s’ensuit.

Si vous aussi, vous êtes passionné de journalisme, découvrez sans plus attendre les formations proposées par les établissements du Groupe IGS, spécialement conçues pour les passionnés de journalisme à l’ère digitale !

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