Guillaume Gibault : un jeune entrepreneur français qui cartonne

Vendre du Made in France à l’heure où les plus grandes marques mondiales fabriquent en Chine, c’est le pari que s’est lancé un jeune entrepreneur Français, avec une idée pour le moins saugrenue : vendre des slips français ! Le succès ne s’est pas fait attendre. Portrait de Guillaume Gibault, fondateur du « Slip Français ».
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Un entrepreneur en herbe...

C’est grâce à son parcours et à ses rencontres que Guillaume Gibault a eu l’idée de se lancer dans l’entrepreneuriat. Fraîchement diplômé d’HEC Paris, Guillaume roule sa bosse chez la chaîne de supermarchés Bio c’ bon, où il est chef des ventes. Là, il côtoie le fondateur de la chaîne et « serial-entrepreneur » Thierry Chouraqui, dont Guillaume résume l’influence en une phrase : « c’est lui qui m’a donné envie de créer ma boîte ». En 2011, les jeux sont faits. Il choisit d’investir dans la mode, et plus précisément dans les sous-vêtements, car le secteur n’est pas gourmand en capital de départ.

Pour se convaincre du bien-fondé de son idée, Guillaume évoque le potentiel d’internet pour les marques de prêt à porter et la facilité d’expédition des sous-vêtements qui, en outre, ne s’essayent généralement pas en magasin. Le projet a tout pour plaire. Mais Guillaume ne s’arrête pas là, il veut offrir une réelle dimension à sa marque : le made in France, gage de qualité et de savoir-faire tricolore.

Des débuts laborieux et une communication décalée

Tout est parti d’un pari entre copains attablés à un café parisien. Sûr de lui, Guillaume assure à ses amis qu’il peut vendre n’importe quoi, même des slips ! Seulement voilà, devenir entrepreneur, ça ne s’improvise pas. Ça se vit. Guillaume a appris à ses dépens qu’il en faut de la volonté pour réussir en tant que jeune entrepreneur. Beaucoup de volonté. En 2011, il fait produire 600 slips par une usine en Dordogne qu’il a trouvé sur internet. Budget de lancement : 10 000 euros. Il ramène les slips à Paris dans le coffre d’une voiture de location pour les vendre en ligne sur un site qu’il a lui-même monté : leslipfrançais.fr.

Son premier coup de génie est de donner des noms de sous-marins français à ses modèles : Le Redoutable, Le Terrible, Le Conquérant… C’est le début de la création de l’identité de la marque. Son deuxième coup de génie a été de détourner les slogans des candidats aux élections présidentielles de 2012. Avec des slogans comme « le changement de slip, c’est maintenant » ou encore « en slip, tout devient possible », la campagne fait le buzz et ramène quantité de prospects à la jeune marque. Pari gagné !

« Donner du sens au slip »

Guillaume avoue volontiers que son enseigne n’est pas l’undisputed champion de la marge (au fait, Guillaume est un grand fan de boxe qu’il pratique régulièrement), mais le Slip Français devient une affaire rentable, 5 ans après sa création. Depuis son lancement officiel en 2012, l’idée du slip made in France en a parcouru du chemin : aujourd’hui, son chiffre d’affaires s’élève à 20,7 millions d’euros, la marque emploie une centaine de personnes et vend 60 % de sa production sur internet, 25 % dans ses 16 magasins (un chiffre appelé à augmenter) et le reste chez des tiers.

La marque désormais établie, Guillaume nourrit l’ambition de « donner du sens au slip ». Rien que ça ! Depuis ses débuts, Guillaume ne cache pas son intérêt pour les thèmes de la durabilité et de la responsabilité sociale des entreprises. En ce sens, il a souvent cité en exemple la marque d’Outwear américaine « Patagonia », qu’il admire pour son image et son slogan : « notre business, c’est de sauver la planète ». C’est donc un peu dans le même esprit que le slogan du Slip Français est « si vous voulez changer le monde, commencez par changer de slip ». Bien pensé.

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