Données personnelles : comment protéger votre vie privée sur le web ?

Pour les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), la collecte et l’exploitation commerciale des données personnelles est un business juteux. Selon le Boston Consulting Group, le marché des données personnelles devrait franchir la barre astronomique des 1 000 milliards d’euros d’ici 2020, rien qu’en Europe.
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Pour les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), la collecte et l’exploitation commerciale des données personnelles est un business juteux. Selon le Boston Consulting Group, le marché des données personnelles devrait franchir la barre astronomique des 1 000 milliards d’euros d’ici 2020, rien qu’en Europe. Vos données personnelles sur le web ont plus de valeur que vous ne le pensez. Voici quelques réflexes à adopter pour les protéger.

#1 Bien choisir son navigateur web

Google Chrome affiche un quasi-monopole sur le marché de la navigation web, avec des parts de marché estimées à 64 % en août 2019 (selon StatCounter), loin devant Safari (15 %), Firefox (4,5 %) et Edge (4 %). Rapide, intégré aux autres services Google (messagerie, drive, YouTube…) et donc ultra-pratique, le navigateur de la firme de Mountain View a plusieurs atouts à faire valoir… mais la protection des données personnelles n’en fait malheureusement pas partie. Une étude de Duo Labs, spécialiste américain de la cybersécurité, vient de révéler que 85 % des extensions de Google Chrome ne disposent pas de politique de confidentialité des données personnelles. En somme, les extensions (plugins, barres d’outils, download manager, password manager, thèmes, applications …) que vous utilisez pour compléter les services de votre navigateur web peuvent ouvrir des brèches à des logiciels malveillants ou à des pirates informatiques.

La protection des données personnelles est donc un point de différenciation intéressant pour les autres navigateurs. Firefox en a fait son principal atout depuis sa mise à jour #65. Le navigateur open source de la Fondation Mozilla a intégré de nombreuses options de sécurité pour les usagers, dont 3 modes de blocage de contenu : standard, strict et personnalisé. Si vous êtes partisan d’une discrétion poussée sur le web, vous pouvez opter pour Tor Browser, qui permet une navigation entièrement anonyme en passant par le réseau décentralisé du navigateur.

#2 Revoir ses habitudes de recherche sur le web  

Sans faire dans le « Google bashing », le moteur de recherche le plus célèbre conserve un historique de toutes vos activités sur internet pour personnaliser les résultats qu’il vous affiche, mais pas seulement. Pour Google, le droit à l’oubli n’est pas une priorité. D’autre part, il est difficile de se passer de ce moteur de recherche au quotidien, surtout pour un étudiant. C’est pourquoi notre conseil est plutôt nuancé : ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. Réduisez le volume de données que vous partagez avec Google en alternant avec un autre moteur de recherche comme Qwant. Cet outil made in France, lancé en février 2013, fait partie de la liste des logiciels libres préconisés par l’Etat français. 

#3 VPN : au-delà du mode « incognito »

Avec un VPN (Virtual Private network), vous surfez sur le web dans l’anonymat le plus complet. Le principe est assez simple : un fournisseur de VPN met à votre disposition plusieurs serveurs dans différents pays et agit en intermédiaire entre vous et les sites que vous visitez. Ainsi, vous n’êtes plus identifiable car votre adresse IP n’est à aucun moment divulguée. Il existe plusieurs services de VPN gratuits (mais qui affichent des publicités parfois intempestives). Les VPN les plus fiables sont payants comme, ProtonVPN ou encore Windscribe. 

#4 Utiliser un service de messagerie sécurisé    

Vous le savez sans doute, WhatsApp appartient à Facebook. Le réseau social a donc accès aux informations échangées sur sa plateforme de messagerie instantanée. Si vous ne pouvez pas vous passer de WhastApp, vous pouvez là encore diversifier vos applications de messagerie instantanée. Telegram, Wire ou encore Signal sont des outils gratuits qui encodent et chiffrent vos conversations.

#5 Limiter l’intrusion de Facebook    

Si vous ne pouvez vous passer de Facebook, tâchez de limiter au maximum le volume d’informations personnelles que vous y partagez. Vous pouvez aussi limiter le tracking de la version site du réseau social en optant pour « Facebook Container », une extension disponible sur Firefox (et d’autres navigateurs). Elle permet d’ « isoler » Facebook et de faire en sorte qu’il n’accède pas aux contenus de vos autres fenêtres de navigation. 

Les enjeux de la cybersécurité sont énormes, et la filière est particulièrement touchée par la pénurie des talents. Les métiers de l’informatique et du web vous intéressent ? Découvrez les programmes de formation de l’IPI, l’école d’informatique du Groupe IGS !

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