Quiet Quitting : zoom sur une nouvelle tendance RH

Après le Big Quit, une vague de démission sans précédent depuis les années 2000, la France est confrontée à un nouveau phénomène dont on a beaucoup entendu parler ces derniers temps : le Quiet Quitting.  Définition, origine et conséquences, le Groupe IGS décrypte cette nouvelle tendance RH.

Le point sur la nouvelle tendance RH quiet quitting

Qu’est-ce que le Quiet Quitting ?

Le Quiet Quitting, qui se traduit littéralement en français par « démission discrète » est une tendance qui est apparu sur le réseau social TikTok au cours de l’été 2022 : si ce n’est pas une démission au sens propre du terme, il s’agit plutôt d’effectuer le strict minimum des missions prévues dans sa fiche de poste sans faire d’effort particulier et en respectant scrupuleusement les horaires prévus dans son contrat de travail sans heure supplémentaire, de manière à pouvoir simplement conserver son emploi.

D’où vient le Quiet Quitting ?

Comme l’indique son nom, le Quiet Quitting s’est popularisé aux Etats-Unis. Cela s’explique par un marché de l’emploi très différent de la France, notamment la durée du travail qui s’élève en moyenne 40h par semaine contre 35h pour les salariés français.

Les jeunes américains de la génération Z, qui viennent d’entrer sur le marché du travail, ont exprimé un désintérêt pour les carrières demandant de nombreuses heures de travail et des sacrifices sur leur vie personnelle : ils ont donc popularisé cette nouvelle façon de travailler, qui leur permet de conserver leur emploi sans pour autant mettre en péril leur santé mentale.

Que révèle le Quiet Quitting ?

Une transformation du rapport au travail

Avec le départ à la retraite de la génération des baby-boomers qui ont évolué dans une période de forte croissance économique et l’arrivée sur le marché du travail de la génération Z, qui ont au contraire grandi dans un contexte de crise, le rapport à l’engagement professionnel a fortement évolué. Derrière une façade de tendance TikTok, Le Quiet Quitting est révélatrice d’un rapport au travail en profonde mutation.

En effet, d’après une enquête Statista réalisée aux Etats-Unis, 65% des 18-29 ans déclarent qu’il est tout à fait normal d’effectuer strictement les missions de son poste, ni plus, ni moins, contre seulement 28% des plus de 65 ans. On retrouve cette même fracture générationnelle dans le sens inverse, puisque 82% des plus de 65 ans estiment que les salariés doivent se dépasser et tout donner pour leur travail, contre seulement 50% pour les travailleurs les plus jeunes.

Un besoin de trouver une nouvelle motivation 

Si le monde du travail américain est plus largement impacté par le Quiet Quitting qu’en France, il reste que ce phénomène permet de souligner un besoin de réenchanter le travail en proposant notamment de nouvelles manières d’engager les salariés.  Alors que 82% des travailleurs français valorisent le fait de travailler pour une entreprise dont ils partagent les valeurs, les entreprises ont tout à gagner à développer une stratégie de Ressources Humaines en adéquation avec leurs attentes.

Ainsi, il peut s’agir de prendre le temps de faire le point avec chacun sur ses attentes et ses ambitions, notamment lors des entretiens individuels ou bien encore valoriser la montée en compétences des collaborateurs par le biais de la formation continue qui est un vecteur de fidélisation et d’engagement.

 

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