À quoi rêvent les étudiants ?

Les étudiants sont plus que jamais acteurs de leur parcours. La recherche d’un emploi demande une introspection afin de savoir quels objectifs sont à atteindre, et le choix d’une entreprise est le reflet de ces derniers. Ils s’impliquent personnellement dans leur choix et sont à la recherche des valeurs qui sont les leurs dans les entreprises. Le Groupe IGS fait le point sur les aspirations des collaborateurs de demain.

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Donner du sens à sa carrière, le crédo des étudiants

Anne-Lucie Wack, Présidente de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) explique que les étudiants « entendent donner un sens à leur vie professionnelle et le font massivement savoir. Ils ne seront pas engagés par une entreprise, ils s’engageront pour une entreprise ! ». Cela résume bien la tendance actuelle, d’ailleurs appuyée par une étude réalisée en 2020 par le cabinet de conseil Boston Consulting Group (BCG), la Conférence des Grandes Écoles et Ipsos (« Talents : ce qu’ils attendent de leur emploi »). En effet, les étudiants veulent avant tout donner un sens à leur projet professionnel, et c’est sans grande surprise que le secteur de l’environnement, qui offre de plus en plus d’opportunités professionnelles, séduit 76 % d’entre eux (suivi par les énergies pour 62 % et le conseil pour 55 %).

Leurs critères de sélection sont tournés vers l’intérêt du poste, l’ambiance, le bien-être au travail, mais aussi les valeurs de l’entreprise, dans lesquelles les étudiants veulent se retrouver.

 

L’importance de la RSE dans le choix d’une entreprise

Au vu de l’engagement des étudiants, il est alors logique que la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) soit désormais analysée et prise en compte dans leur choix.

Même si les étudiants affichent un certain scepticisme quant à la politique RSE des grands groupes, accusés par exemple de s’adonner au « greenwashing » (consistant à se donner une fausse image d’entreprise écologique), les jeunes diplômés n’hésitent pas à vouloir les rejoindre. Pourquoi ? Les futurs collaborateurs de demain ne se font pas d’illusion, et 62 % d’entre eux affirment que les firmes agissent avant tout par opportunisme plutôt que par réelle conscience écologique ou sociale, mais les actions sont tout de même présentes. Et surtout, ces grandes entreprises ont les moyens techniques, humains et financiers, pour faire avancer les choses. C’est dans cette optique que les diplômés souhaitent intégrer ces grands groupes, afin de pouvoir, à leur niveau, renforcer la RSE et avoir un impact significatif sur les pratiques internes. Ainsi, 58 % des étudiants déclarent vouloir accompagner les entreprises dans leur transition, plutôt que de les ignorer.

Quid de la rémunération ?

Le critère de la rémunération fait débat, mais après tout, l’argent est et reste le nerf de la guerre ! En effet, si l’étude « Talents : ce qu’ils attendent de leur emploi » démontre que la rémunération n’arrive pour les étudiants qu’en 10e position, il en va autrement dans celle réalisée en 2019 par le cabinet d’études Universum !

Les étudiants interrogés ont fait part de leur souhait d’obtenir un poste offrant un revenu élevé, il s’agirait même d’un critère primordial. D’ailleurs, les prétentions salariales des jeunes diplômés ne cessent de croître d’année en année. La rémunération représenterait même un frein pour s’engager : les étudiants se déclarent ainsi prêts à accepter une baisse de salaire pour le poste de leur rêve, mais pas au-delà de 11 %.

Entre salariat et entrepreneuriat, le cœur des étudiants balance

Une étude réalisée en 2018 par l’EDHEC NewGen Talent Centre a mis en lumière les projections en début de carrière des étudiants, en faisant le distinguo selon le sexe. Ainsi, les étudiantes déclarent se voir dans les 5 prochaines années avec un statut de salarié (68 %, et 63 % pour les étudiants), plutôt dans des structures de taille moyenne (38 %), tandis que les étudiants visent plus les grands groupes.

Parallèlement à cela, une autre tendance s’affirme de plus en plus. En effet, les étudiants sont aujourd’hui très attirés vers l’entrepreneuriat, à tel point que les grandes écoles n’hésitent plus à lancer leurs propres incubateurs, comme The Why Not Factory du Groupe IGS. Le gouvernement a même lancé en 2014 un statut dédié aux étudiants entrepreneurs. Ce dernier s’adresse aux étudiants et aux jeunes diplômés de moins de 28 ans, qui peuvent déposer leur dossier et bénéficier d’un accompagnement auprès d’un PEPITE (Pôles étudiants pour l'innovation, le transfert et l'entrepreneuriat). 637 étudiants bénéficiaient du dispositif lors de l’année de sa création, ils étaient 3 576 en 2018.

Les étudiants souhaitent sortir du schéma classique du salariat, caractérisé par une hiérarchie verticale. Une étude réalisée en 2019 par le MOOVJEE (Mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs), avec OpinionWay et le CIC, a ainsi mis en lumière la volonté des étudiants (45 %) à créer ou reprendre une entreprise : 20 % d’entre eux envisagent de le faire pendant leurs études, et 46 % dans les 3 à 5 ans suivant l’obtention de leur diplôme ! Ils ont une image très positive de l’entrepreneur (bien que conscients des difficultés d’une telle carrière). Pour eux, c’est un leader (49 %), un passionné (43 %), un preneur de risque (42 %), mais aussi un créatif (39 %). Les étudiants mettent en avant leur motivation et leurs compétences afin de mener à bien ce type de projet, à savoir : leur capacité de travail (49 %), leur autonomie (38 %), leur enthousiasme (37 %), une idée innovante (33 %) et le soutien de leur entourage (31 %).

Les secteurs de prédilection des étudiants

L’étude menée par l’EDHEC NewGen Talent Centre a présenté les préférences des étudiants quant au domaine d’activité dans lequel ils souhaitent évoluer. Ainsi, les femmes sont 4 fois plus intéressées que les hommes pour travailler dans une association ou une ONG. Elles sont également plus enclines à s’orienter vers les secteurs des agences de communication et de marketing, de l’évènementiel, des médias et de la culture. Les hommes, quant à eux, visent les secteurs de la banque, de la finance, des assurances ou encore des cabinets de conseil.

Entre autres attentes, les étudiantes entendent choisir un poste pour la diversité des missions confiées, tandis que les étudiants privilégient une évolution hiérarchique rapide. Les deux s’accordent toutefois sur la grande importance apportée aux nouvelles technologies ainsi qu’à l’autonomie.

 

Quelles sont les entreprises qui font rêver les étudiants ?

Pour conclure, nous vous proposons de découvrir le top 10 des entreprises qui attirent les étudiants (classement 2019 réalisé par Universum) :

  1. LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton ;
  2. L’Oréal ;
  3. Google ;
  4. Chanel ;
  5. Apple ;
  6. Air France ;
  7. Amazon ;
  8. Disneyland Paris ;
  9. Ernst & Young ;
  10. KPMG.

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